Récit d’un premier jour à Tokyo – 2013

Ce matin réveil brutal, la tête dans le brouillard aux alentours de 6h heures, heure de Tokyo. Je ne sais plus vraiment si je dois parler d’hier ou non quand je parle de mon départ le premier juin de l’aéroport de Genève, puis-ce que même si la France n’a pas encore changé de date me voilà télescopée 7h plus tôt au pays du soleil levant. L’avion se pose sans un sursaut à l’aéroport de Narita aux alentours de 9h, et voilà une très  longue journée qui commence. Les autres élèves faisant un stage avec moi devaient arriver 4h plus tard, soit vers 13h, ce qui m’a laissé le temps de zoner dans l’aéroport avec Alo une amie qui qui m’accompagne dans l’aventure japonaise. Forcément, on n’a pas pu résister, on s’est payé un bol de nouilles. Des Ubons plus précisément. Se sont de grosses pâtes blanches et un peu gluantes qui étaient servies dans un bouillon.

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Mes premières nouilles !! Un grand moment.

Pendant ce temps-là nos camarades d’aventure sont arrivés à Narita. Une fois rassemblés nous avons pris un bus direction du centre de Tokyo… qui est situé dans une région différente à plus d’1h de l’aéroport ! Et oui, c’est vraiment très grand Tokyo : imaginez une ville qui déborde de tous les côtés du Jura. Notre bus nous emmène à l’Espace Langue Tokyo à Shibuya (quartier très animé de Tokyo), pour y découvrir l’école de japonais qui va nous former pour notre stage, mais aussi rencontrer nos familles d’accueil. Car je suis hébergée non pas à l’hôtel, ou en collocation, mais par une famille de japonais pour tout mon séjour à Tokyo!

Au milieu d’un défilé de petits vieux, c’est un couple dynamique, la quarantaine, sans enfants, qui vient me chercher pour m’emmener chez eux. Très sympa ! Mais là où les choses se compliquent… je ne sais pas dire grand-chose en japonais. Un gigantesque blanc s’installe pendant quasiment une heure de trajet en métro/Rer/que-sais-je , alors que je lutte pour ne pas dormir debout. Heureusement arrivés à la maison, l’atmosphère se détend. On baragouine du Français et pas beaucoup de japonais. Je les fais même rire avec ma boite de Vache qui Rit que je n’ai pas pu m’empêcher de ramener. Allez expliquer à un Japonais qui c’est un clin d’œil à ma ville, Lons-le-Saunier, où la Vache qui Rit est née.  Un bon repas après quelques vrais cadeaux pour remercier la famille de son accueil. Ma maîtrise formidable des baguettes n’est pas passée inaperçue, en effet j’ai bien cru que je n’arriverai jamais à manger : j’éparpillais des haricots partout dans mon assiette devant mes hôtes complètement hilares. Bref une bonne soirée.

Après toutes ces émotions je ne rêvais que de dormir dans un lit. Oui mais voilà j’ouvre la porte de la chambre, que je trouve grande d’ailleurs. Mais si elle est grande c’est par ce qu’il n’y a pas de lit dans cette chambre. Un gros tas derrière la porte se trouve être mon lit : un futon. C’est-à-dire un matelas tout fin tout fin que l’on pose directement sur le sol. Expérience inédite !

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Ah, donc il faut que je déplie mon futon pour dormir.

Seul bémol, pas d’accès internet dans la famille qui m’accueil. Hum, j’écris donc les articles sur Word, avant de trouver le temps de me poser dans un espace avec un accès internet (style Mc Do) et de les envoyer sur le blog.

A très vite !

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