Perdue à Tokyo

Aujourd’hui j’ai un peu de temps pour me promener le matin. Vous ne pouvez pas imaginer l’effet que ça fait de sortir de chez soi et de se retrouver à prendre le métro pour je ne sais quelle destination dans Tokyo. C’est excitant et effrayant à la fois. Je pars à l’aventure !

D’ailleurs le métro en lui-même c’est une aventure. J’ai l’impression que les Japonais ont un sixième sens du métro. Quelque chose qui échappe au simple humain des forets comme moi. Dans le métro, pas un bruit, pas une bousculade, pas une expression sur les visages. Dans le métro les japonais sont en veille, ils débranchent leurs esprits de la réalité, et les yeux mi-clos attendent leur station. Ni la foule, ni les incessantes publicités, ni même la tête rigolote d’un tokyoïte endormi ne semble les perturber. Enfin si, moi. Pour la première fois de ma vie, ma présence semble perturber les gens autour. On me regarde du coin de l’œil, discrètement, mais souvent. Je ne sais pas trop ce que pensent les japonais des européens, mais en tout cas il n’y en a pas beaucoup du tout. Depuis que je suis arrivée à Tokyo je n’ai croisé aucune personne d’un type qui ne soit pas asiatique dans ma ligne de métro. Du coup en tant qu’unique blanche sur un trajet de 45 minutes je suis inratable ! Je fais un peu moins d’1m70, et même si en France je suis de taille moyenne, au Japon je suis plutôt grande. Je ne l’ai pas remarqué tout de suite parce que dans la foule le rendu est presque le même : des gens plus grands et des plus petits à peu près en proportions égales. Oui mais voilà ce qui n’arrive pas en France : presque autant d’hommes plus petits que plus grands que moi. Ah oui quand même ! Mais n’allez pas croire que tous les japonais sont petits. J’ai surtout l’impression que l’éventail de tailles et bien plus large qu’en France. Je ne connais pas les moyennes au Japon en ce qui concerne la taille des habitants mais je suis certaine qu’au final la différence avec la France n’est pas si énorme qu’on voudrait nous le faire croire.

Après qu’on m’ait reluquée de la tête aux pieds (surtout les hommes d’ailleurs) je sors du métro dans une ambiance robotique. Les passagers s’organisent d’eux-mêmes en files bien rangées pour se diriger vers les escaliers de sorties. Ordre et discipline : du jamais vu pour moi dans les transports en communs.

Je flâne avec un amie dans le quartier de Ikebukuro (et voir le Nekobukuro : Zoo de chats) avant de manger un Bento et de partir à l’école de langue apprendre à survivre en milieu nippon. J’aime bien ce monde où les gens semblent si calmes et organisés. C’est plus facile de survivre dans une grande ville quand les toilettes publiques sont propres. Et encore s’il n’y avait que cela !

Le Nekobukuro est au dernier étage de ce magasin ! C’est proche de la sortie Ikebukuro de la ligne de Jr Yamanote.

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Le Nekobukuro ! Le bar à chat qui en a inspiré bien d’autres dans le monde entier.

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Un petit câlin ça ne se refuse pas.

 

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